Enlivrons-nous, le blog d'Emily

De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous ! Charles Baudelaire

Alchimie, Beth Fantaskey

Beth Fantaskey avait fait une entrée remarquée dans la sphère des auteurs pour adolescents grâce à son truculent Comment se débarrasser d’un vampire amoureux ?, en imposant un style vif et plein d’humour. Avec Alchimie, elle explore un nouveau mythe, celui du Dr Jekyll et de Mr Hyde.

 

Intéressant.

Quelque part dans un lycée américain, Jill Jekel fait la connaissance de Tristan Hyde : avec des noms pareils, tout semblait les pousser l’un vers l’autre. Pourtant, c’est dans un cimetière qu’ils vont se rencontrer véritablement, à l’enterrement du père de Jill, un scientifique assassiné. Et c’est un concours de sciences et une boîte mystérieuse qui vont les amener à travailler ensemble sur une expérience basée sur celle du roman de Stevenson…

 

 

Ni vampires, ni loups-garous, ni anges, nous respirons ! Car Beth Fantaskey, avec Alchimie, s’éloigne des schémas classiques en s’inspirant davantage de Stevenson que de Bram Stoker. Tant mieux ! Nous plongeons ainsi dans les méandres de la psychologie humaine, dans une histoire de malédiction et dans une relation tumultueuse entre deux êtres brillants : Jill est certes timide, mais elle est très intelligente et a un don pour la peinture. Tristan, lui, est extraverti et compositeur.

Tout semble les pousser à s’allier pour un concours de sciences, avec une bourse universitaire à la clef pour une jeune fille qui a besoin d’argent, et un jeune homme qui a besoin de réponses. Grâce à l’alternance des voix, nous découvrons la personnalité, les doutes et espoirs de ces deux personnalités finalement assez communes (le bad-boy et la fille sage) mais rendues véritablement vivantes par le style vif et les thèmes abordés par l’auteur. Car celle-ci n’hésite pas à évoquer des vraies questions typiquement adolescentes, et particulièrement le dilemme de certaines jeunes filles qui, à l’instar de Jill, aimerait être cools et délurées mais restent engoncées dans leur carcan de sagesse et de peur. Quoique Jill se lâche parfois (l’on ne vous dira pas pourquoi) et expérimente tout ce qui fait le sel de l’adolescence (les fêtes, les garçons) mais à outrance (c’est pas bien !)…

Jill, c’est mine de rien une fille en laquelle on se reconnait : une fille effacée, ni vraiment canon ni carrément moche, intelligente, timide, n’osant croire que l’on puisse s’intéresser à elle, parfois jalouse.  Et Tristan, lui, a tout du bad boy sexy et charismatique, un peu comme Patch de Hush, Hush. Leur histoire plutôt originale se lit très rapidement et avec beaucoup de plaisir : c’est peut-être encore plus drôle que Comment se débarrasser d’un vampire amoureux ?, mais également probablement plus sombre, car le roman n’hésite pas à évoquer la question de la schizophrénie et des pulsions. Peut-on en déduire qu’avec Alchimie, Beth Fantaskey est un cran au-dessus de ses rivales? A vous de voir !

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2 commentaires sur “Alchimie, Beth Fantaskey

  1. sofiaportos
    31 mai 2011

    Tiens, tu trouves Patch charismatique toi? Bon … xD Chacun son truc ^^ Enfin bref, comme j’ai bien aimé Comment se débarasser d’un vampire amoureux et que la on va dans un autre contexte je le note 😀

  2. bambi_slaughter
    31 mai 2011

    Je ne savais pas que ce roman était une réecriture de Dr Jeckyll et de Mr Hyde, je le note donc !

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Cette entrée a été publiée le 30 mai 2011 par dans Littérature jeunesse.
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