Enlivrons-nous, le blog d'Emily

De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous ! Charles Baudelaire

Les vampires de Chicago, Certaines mettent les dents, Chloé Neill

Puisqu’en ce moment, je me plais à découvrir la bit-lit, j’ai décidé de découvrir une autre série « prometteuse », Les vampires de Chicago. L’on nous promettait donc les aventures d’une étudiante au caractère bien trempé, évoluant dans la célèbre ville des vents,  aux prises avec un maître vampire séduisant et dangereux. Cependant, cette série n’a pas su combler mes attentes.

Merit est une étudiante américaine sans histoire, si ce n’est que sa famille est l’une des plus réputées de Chicago. Un soir, sa vie bascule : elle est sauvagement attaquée sur le campus de sa fac. Afin de la sauver, Ethan, chef des vampires de la maison Cadogan, la transforme en l’une des leurs. Dans un monde où l’existence des vampires est connue de tous, Merit doit s »habituer à sa nouvelle condition et décider si oui ou non, elle prêtera allégeance au bel Ethan.

Ce premier tome est d’autant plus navrant qu’il avait toutes les cartes en main pour être un de ces romans de bit-lit que l’on dévore. En effet, le plus gros défaut de ce roman réside dans le traitement du temps et de l’action : début précipité, fin bâclée, nombreuses longueurs au milieu du roman. Le lecteur découvre brusquement une Merit tout juste transformée : en quelques pages, le lecteur est bombardé d’informations ;  les vampires se sont révélés au monde très récemment, bref panorama des réactions humaines (peu probables), vagues souvenirs de l’agression de Merit, puis focalisation sur le moment présent : Merit, dans les vapes, vêtue comme pour un défilé de mode, dans une limousine.

Merit, par ailleurs, est une héroïne résolument commune : elle a mauvais caractère (comme Anita Blake, par exemple), ne voulait pas être transformée (comme Sarah Dearly), mais est terriblement sensible aux charmes d’un vampire, puis, rapidement, de deux (comme Sookie Stackhouse, mais également Anita et Sarah !). Rien de bien original dans cette figure de pseudo-rebelle, si ce n’est qu’elle est férue de littérature médiévale…aspect de l’intrigue qui est rapidement passé à l’arrière-plan. Notre héroïne a une meilleure amie sur laquelle elle se repose, des parents avec qui elle ne s’entend pas, et un grand-père agréable. En somme, Merit n’est pas des plus originales. De même, Ethan a tout du beau gosse arrogant habituel. Jusque là, tout va mal.

Heureusement, l’auteur a mis en place un système politique inhérent aux vampires : ceux-ci sont regroupés en maisons, selon une hiérarchie pour le moins médiévale. Cette rivalité sous-jacente entre maisons est probablement le point le plus intéressant du roman. Merit hésite entre le choix de se conformer à son rôle et de rentrer dans le moule, ou de devenir une solitaire. Sa relation avec le vampire en chef est bien évidemment tendue, tant par le refus de Merit de reconnaître l’ascendant d’Ethan sur elle, que par l’attirance sexuelle quasiment palpable qui les unis.

Dommage, donc, je n’ai pas été séduite par ce tome qui, je l’espérais, me ferait découvrir Chicago. C’est divertissant si l’on n’a rien de mieux à lire, mais dans le même genre, préférez (et de loin !) les aventures de Sarah Dearly.

Etat : Illinois

Publicités

6 commentaires sur “Les vampires de Chicago, Certaines mettent les dents, Chloé Neill

  1. Elijah
    12 août 2011

    MERCI beaucoup, pour tes comment’ !!!

    Concernant Thimmy Valentine, j’ai les 3 tomes … & depuis 2oo9 je crois, je suis arrêtée au milieu du deuxième ! Impossible de continuer ! >.<
    Pour Sortilège, le film n'est pas resté assez longtemps dans mon cinéma pour avoir la chance de le voir, mais je ne suis pas du tout fan des deux acteurs principaux donc ce n'est pas bien grave !

    Encore merci pour ton passage !

    • Well-read-kid
      12 août 2011

      De rien !
      Effectivement, j’ai été étonnée, Sortilège n’est pas resté en salle très longtemps…Je crois qu’il était pourtant attendu par pas mal de fans !

  2. sofynet
    6 août 2011

    Je n’avais pas été convaincu par ceux de Manhattan, je crois qu’après ton billet, je laisserai de côté ceux de Chicago aussi ;o))
    Hop, billet ajouté !

    • Well-read-kid
      6 août 2011

      J’hésite justement à me lancer dans ceux de Manhattan. C’est si mauvais que ça? 🙂

      • sofynet
        6 août 2011

        Je sais que certaines lectrices ont bien aimé, mais personnellement, je n’ai pas accroché du tout au côté superficiel, et à la longue liste de marques qui jalonne tout le premier tome (à priori, d’après ce que j’ai compris, cet aspect est moins présent dans la suite). Par contre, l’avantage, c’est que ça se lit très vite ;o))

  3. Pingback: Challenge « 50 états, 50 billet  « «Enlivrons-nous

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Information

Cette entrée a été publiée le 6 août 2011 par dans Imaginaire, et est taguée , , .
%d blogueurs aiment cette page :