Enlivrons-nous, le blog d'Emily

De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous ! Charles Baudelaire

Succubus Heat, Richelle Mead

« Libraire le jour, succube la nuit » nous dit la quatrième de couverture : tout un programme pour ce quatrième tome des aventures de la sexy et attachante Georgina, une de ces nouvelles héroïnes qui fait la joie de milliers de lectrices. La Bit-lit est en effet un genre qui a le vent en poupe : et Bragelonne, avec sa collection Milady, l’a bien compris et est devenu sans peine la référence en la matière. Après Anita Blake (Laurel K. Hamilton), Georgina Kincaid est en passe de devenir LA série à suivre de près.

Succubus heat est le quatrième tome de la saga et campe donc une héroïne déjà bien ancrée dans son univers : pas de panique cependant, puisque ce tome peut se lire aisément même si vous n’avez lu que le premier livre (ce qui était mon cas). Petit topo de base, tout de même, pour ceux qui ont besoin d’une petite piqure de rappel.

Georgina Kincaid est un succube, un être qui se nourrit de l’énergie des hommes avec qui elle couche : plus ils sont vertueux et droits, plus elle gagne en force et leur vole des années de vie. Mais Georgina, c’est également une libraire passionnée, qui aime particulièrement lire, son chat sur les genoux, avec un Moka blanc à portée de main. La vie de Georgina est compliquée, cependant. Dans ce quatrième tome, elle doit se remettre d’une rupture douloureuse, et son patron Jérôme souhaite qu’elle espionne discrètement un démon canadien sous couvert de lui filer un coup de main. ça irait encore, si la demoiselle ne perdait pas subitement ses pouvoirs, suite à la disparition inopinée de Jérôme…

La bit-lit se caractérise par de l’humour, du fantastique et du sexe, à divers degrés : Succubus heat réunit les trois, pour la plus grande joie des aficionados du genre. Georgina est un personnage vif, à la langue acérée, aux aventures et aux attributs démoniaques, certes, mais aux dilemmes typiquement humains. Entourée de sa bande d’amis composée de vampires, d’anges ou de démons, elle tâche de reprendre goût à la vie après sa rupture avec le bel écrivain Seth. C’est sur cette base que Richelle Mead bâtit son quatrième tome, en jouant avec les aspirations déçues de la jeune femme. Georgina, au fil des tomes, gagne en profondeur : l’on en sait davantage sur ses rêves, ses désirs. Si la librairie est somme toute peu présente dans ce tome, la hiérarchie démoniaque est elle au centre de l’intrigue. Et ce n’est pas toujours beau à voir : rivalités, coups bas, vengeances…à l’échelle de l’éternel. Imaginez un peu !

Qu’est-ce-qui fait donc que Succubus se distingue comme l’une des meilleures séries de bit-lit du marché actuel? Probablement pour son savant dosage de fantastique et de soucis du quotidien, ainsi que pour son héroïne gaffeuse et attachante. L’on oublie souvent que la demoiselle est immortelle, lorsque l’on se concentre sur sa difficile relation avec Seth ou sur ses relations avec ses collègues comme le sympathique Doug.

Pas le temps de s’ennuyer en tout cas dans ce tome qui marque probablement un tournant important dans la série : plusieurs intrigues s’entremêlent, la vie amoureuse de Georgina ravira ses fans, et le roman se clôt sur une note d’espoir qui laisse présager du mieux pour la prochain tome.

Fantastique et humour sont donc au rendez-vous, ainsi que le sexe : normal lorsque l’on lit les aventures d’un succube  ! Attention cependant à ne pas mettre ce roman dans les mains des moins de quinze ans. Pour les autres, foncez !

Un grand merci à Livraddict et à Milady pour cette lecture distrayante !

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2 commentaires sur “Succubus Heat, Richelle Mead

  1. Pingback: Succubus Heat / Richelle Mead | uncoindeblog

  2. domi
    29 septembre 2011

    encore une nouvelle série de bit-lit…..c’est la saison des tomes tous frais des différentes héroïnes dont je suis les aventures…..Anita Blake, Merry Gentry, Mercy Thomson, les romans de Charlaine Harris……enfin que des pointures (lol). C’est sûr il faut avoir un peu plus de 12 ans (moi je crois qu’à 15 je l’aurai volé à ma mère !). Cela fait des parenthèses agréables au milieu de la rentrée littéraire et des polars bien sanglants dont je me nourris.

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Cette entrée a été publiée le 28 septembre 2011 par dans Imaginaire, et est taguée , , .
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