Enlivrons-nous, le blog d'Emily

De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous ! Charles Baudelaire

Des vies d’oiseaux, Véronique Ovaldé

Véronique Ovaldé s’était déjà illustrée en 2009 avec Ce que je sais de Vera Candida. Son nouveau roman, paru à l’occasion de la dernière rentrée littéraire, était donc très attendu, trop, peut-être.

Vida Izarra, femme au foyer indolente, s’ennuyant dans l’ombre de son mari trop parfait, n’aurait jamais rencontré l’inspecteur Taïbo, sans une étrange découverte : quelqu’un a occupé leur maison pendant leurs vacances, sans rien dérober. Un bien étrange cambriolage…ne serait-il pas lié à la disparation de Paloma, la fille du couple, qui s’est évaporée, au bras d’un beau mais mystérieux jardinier?

Enquête, sans en être une, Des vies d’oiseaux déroute, étonne, distrait. Le récit s’ouvre sur la grande maison froide et sans vie qu’habitent Vida et Gustavo Izarra. Vida est une de ces épouses qu’un riche mariage a tiré du ruisseau, mais qui se sent finalement étouffer dans sa prison dorée. Rien de nouveau au soleil, si ce n’est leur fille plutôt énigmatique qui, du jour au lendemain a claqué la porte et a quitté la vie facile et toute tracée qui lui offrait son père. Vida est une femme assez molle, qui décide du jour au lendemain d’émerger de son cocon de langueur et de paresse. Cette transformation en fait une héroïne attachante, aux antipodes de son mari, froid et ennuyeux.

Elle rencontre l’inspecteur Taïbo, dans le cadre de l’enquête sur ces fameux cambriolages qui n’en sont pas. L’inspecteur Taïbo est un sacré personnage de papier. Il perçoit tout de suite ce que Vida tente de lui dissimuler : la disparation de Paloma, la fille des Izarra.

Ce qui frappe chez Véronique Ovaldé, c’est son style inimitable, qui donne envie au lecteur de se couler dans le livre comme dans un bain chaud.  C’est cette manière si particulière d’écrire qui fait tout l’intérêt de ce roman, à l’intrigue rapidement esquissée et sans véritable relief. Le lecteur avance, sans bien savoir où l’auteur va le mener, mais ça lui plait, bercé qu’il est par les mots. Des vies d’oiseaux est un de ces romans qui plait par la tonalité de son récit, mais déçoit dans la mesure où l’on perçoit un immense potentiel inexploité.

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2 commentaires sur “Des vies d’oiseaux, Véronique Ovaldé

  1. Violette
    29 décembre 2011

    j’avais bien aimé, sans plus. Marquée par le passage exprimant l’amour maternel…

  2. Anis
    22 décembre 2011

    Pour l’instant, je n’ai pas vraiment accroché avec cette auteure. Et mon coeur transparent m’avit laissé froide, le style ne suffit pas parfois mais c’est vrai qu’elle a quelque chose et j’ai acheté, aussi en poche, Ce que je sais de Vera Candida.

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Cette entrée a été publiée le 22 décembre 2011 par dans Contemporain, et est taguée , .
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